Drogues au volant : permis suspendu
Un accident mortel sur cinq implique un conducteur positif aux stupéfiants, près d'un sur trois qui est alcoolisé. Face à ce phénomène, le Gouvernement entend être "intraitable", selon les termes de la Première ministre à l'issue du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 17 juillet.
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Le gouvernement souhaite également généraliser les suspensions administratives prononcées à l'encontre des conducteurs par les préfets avant toute éventuelle poursuite judiciaire, ainsi que l'immobilisation des véhicules. Alors qu'actuellement, le préfet peut décider de suspendre un permis, « à l'avenir, il sera obligé de le faire », a résumé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.
La durée de la suspension du permis pourra aller jusqu'à six mois et pourra être portée à un an en cas d'accident ayant entraîné la mort ou des blessures corporelles, ou en cas de refus de se soumettre aux vérifications.
Actuellement, conduire après avoir consommé des drogues peut entraîner jusqu'à 2 ans de prison et 4 500 euros d'amende. Une suspension du permis pouvant durer jusqu'à 3 ans est déjà prévue, sans possibilité d'aménagement en dehors des activités professionnelles.