Grands excès de vitesse et défaut d’assurance : cibler les conducteurs les plus dangereux
Désormais, lors d’un grand excès de vitesse, les données des radars sont croisées avec le fichier des véhicules assurés. L’objectif est de mieux repérer les conducteurs non assurés, considérés comme particulièrement dangereux, alors que 216 personnes ont perdu la vie en 2024 dans des accidents impliquant un véhicule sans assurance.
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L’État renforce sa lutte contre la délinquance routière en ciblant les infractions les plus graves.
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Désormais, lorsqu’un conducteur est flashé à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, la plaque d’immatriculation est automatiquement comparée au fichier des véhicules assurés, le FVA. « C’est une base de données alimentée directement par les compagnies d’assurance », explique Marine Madelmond, qui permet de vérifier presque instantanément si un véhicule est couvert.
Si le véhicule n’apparaît pas dans ce fichier, les forces de l’ordre peuvent alors engager une procédure pour défaut d’assurance, en plus de celle liée au grand excès de vitesse. Une ‘‘double peine’’ dont l’objectif affiché est clair, souligne la journaliste : « Cibler en priorité les conducteurs qui cumulent les infractions graves et mettent le plus en danger les autres usagers. »
Cette mesure s’inscrit dans un contexte juridique déjà durci. Le grand excès de vitesse est désormais un délit, tout comme la conduite sans assurance. Cette dernière est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 3750 €, avec des sanctions complémentaires possibles, comme la suspension du permis ou la confiscation du véhicule.
En croisant les données des radars et du FVA, les autorités entendent rendre la détection des comportements les plus dangereux plus systématique et plus efficace. Pour en savoir plus sur cette nouvelle mesure, rendez-vous sur le site officiel de Roole Média.