La crise sanitaire a fragilisé les jeunes
Consommation d’écrans, d’alcool ou de stupéfiants : avec la crise sanitaire, de mauvais comportements se sont multipliés chez les jeunes âgés de 16 à 30 ans.
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« Ce qui nous effraie, c'est qu'on a l'impression que les bonnes habitudes comme par exemple le personnage de SAM (celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas) sont passés aux oubliettes. Nous avons 42% des jeunes interrogés qui admettent être rentrés dans un véhicule conduit par une personne qui avait soit consommé de l'alcool, soit des stupéfiants. » Au total, plus de quatre jeunes sur cinq ont déjà adopté un comportement à risques dans leurs déplacements. Un tiers d’entre eux est déjà rentré en voiture en tant que conducteur ou à vélo.
« Avec ces deux années de pandémie, on a beaucoup perdu en termes de sensibilisation des jeunes notamment dans les milieux étudiants. C'est quelque chose que l'on constate, nous avons beaucoup moins de sollicitations d'associations étudiantes pour du matériel de prévention » explique Christophe Ramond, directeur des études et recherches à la Prévention Routière. Sur autoroute, la consommation d'alcool, de drogue ou de médicaments est désormais la première cause d'accidents mortels.