La mobilité électrique divise les foyers modestes
Selon le baromètre Aramisauto-Opinionway, les ménages modestes, confrontés à des pressions budgétaires, se montrent réticents à la transition vers la mobilité électrique.
Publié le : Mise à jour :
Malgré le lancement récent par le gouvernement d'un dispositif de leasing social pour des voitures électriques à 100 euros par mois, 54% des sondés ne sont pas convaincus par cette initiative. De plus, une grande majorité souhaite que les aides de l'État ne se concentrent pas uniquement sur les véhicules électriques.
Étonnamment, près de la moitié des ménages modestes envisagent de se tourner vers les constructeurs chinois pour économiser sur le coût d'acquisition d'un véhicule. Cette option est néanmoins perçue comme une menace pour les marques automobiles européennes et françaises par 70% des répondants.
Les véhicules d'occasion reconditionnés apparaissent comme une solution viable pour beaucoup. 82% des personnes interrogées souhaiteraient une autorisation spéciale pour ces véhicules dans les ZFE, et 84% sont favorables à une subvention pour ce type d'achat.
Les Zones à Faibles Émissions, instaurées pour encourager l'adoption de véhicules moins polluants, font également l'objet de critiques : 36% des personnes interrogées sont prêtes à enfreindre les règles de circulation dans ces zones et 39% doutent de leur efficacité réelle en matière d'environnement.