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Pourquoi le stationnement à moins de 5 mètres des passages piétons sera-t-il interdit ?

La Loi d’orientation des mobilités (LOM), promulguée en 2019, interdit le stationnement à moins de cinq mètres en amont des passages piétons. Cette mesure vise à améliorer la visibilité et la sécurité des piétons. Les collectivités doivent mettre leurs voiries en conformité avant le 31 décembre 2026. Cette obligation va entraîner la suppression de milliers de places de stationnement et nécessite une adaptation des politiques urbaines.

Dernière modification : 30/12/2025 16:14

Pourquoi le stationnement à moins de 5 mètres des passages piétons sera-t-il interdit ?

La loi LOM impose la suppression des places près des passages piétons d'ici le 31 décembre 2026

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La Loi d’orientation des mobilités (LOM), adoptée en décembre 2019, introduit une règle majeure pour la sécurité des piétons : aucun emplacement de stationnement ne peut être aménagé à moins de cinq mètres en amont des passages piétons. Cette disposition, inscrite à l’article L.118‑5‑1 du Code de la voirie routière, vise à garantir une meilleure visibilité entre piétons et conducteurs, réduisant ainsi les risques d’accidents.

Les communes françaises ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour appliquer cette mesure lors des travaux d’aménagement, de réhabilitation ou de réfection des chaussées. Les emplacements supprimés pourront être réaffectés à des usages favorisant les mobilités douces, comme le stationnement vélo ou des zones piétonnes.

En cas de non-respect, le stationnement dans ces zones est considéré comme très gênant et passible d’une amende forfaitaire de 135 €, assortie d’une possible mise en fourrière. Les collectivités pourraient également voir leur responsabilité engagée en cas d’accident lié à une visibilité insuffisante.

Cette obligation aura un impact notable sur l’organisation urbaine. Des dizaines de milliers de places de stationnement devraient disparaître, notamment en centre-ville, ce qui impose une révision des plans de circulation et des politiques locales. Les automobilistes devront adapter leurs habitudes, tandis que cette mesure pourrait encourager l’usage des transports actifs et des mobilités durables.

C’est à la Loi LOM qu’on doit aussi l'instauration des zones à faibles émissions (ZFE) dans les grandes agglomérations ou l’intégration d’espaces sécurisés pour le stationnement des vélos dans les bâtiments neufs…

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