"Et c'est ainsi que nous vivrons" de D.Kennedy
Le romancier américain nous transporte en 2045 et imagine un futur terrifiant où les Etats-Unis sont séparés en deux entités irréconciliables. Dans ce monde bipolaire et ultraréaliste, deux jeunes femmes, agents secrets, s'affrontent.
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« J'ai parlé un jour avec un ancien Golden Boy de Wall Street et il m'a dit : on contrôle l'argent sur les deux côtés des Etats-Unis, mais c'est le sud et le Midwest du pays qui dirigent les changements de la société et c'est peut-être le moment d'envisager un divorce. Je me suis dit que c'était une bonne idée. Et pour moi, ce n'est pas de la science fiction (...). C'est complètement réel et proche de nous. »
C'est en effet le caractère plausible de cette intrigue qui la rend vertigineuse. Douglas Kennedy décrit un monde bipolaire, avec d’un coté un pays ultra conservateur où les droits des femmes et de toutes les minorités n’existent plus. De l’autre un pays où l’ultra surveillance est la règle et les libertés individuelles sont effacées. Et dans ce paysage terrifiant, deux jeunes femmes agents secrets vont s'affronter.
« De plus en plus, il y a deux Amériques et on se déteste (...) et il n'y a pas beaucoup d'espoir. Je pense que l'on vit dans une version numérique des années 30 » prévient Douglas Kennedy, dont la vision du monde est plus que jamais pessimiste, mais qui manie à merveille l'art du récit et tricote une intrigue glaçante qui va tenir en haleine jusqu'au bout ses lecteurs et son public francophone, toujours fidèle.