ÉCOUTER

Coupe du monde de football: la vague des paris sportifs et la pression publicitaire

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, le marché des paris sportifs connaît une forte accélération en France. Que Choisir Ensemble souligne l’impact déterminant de la publicité, omniprésente pendant les matchs et via les applications mobiles. Cette exposition massive favorise l’augmentation des mises, attendues à des niveaux records et les autorités alertent sur les risques de dérives.

Publié le :

Coupe du monde de football: la vague des paris sportifs et la pression publicitaire
3:05

La compétition s’annonce comme un accélérateur des paris sportifs en France.

© AdobeStock
Logo partenaire Que Choisir
La Coupe du Monde de la FIFA 2026™ devrait marquer un tournant pour les paris sportifs en France. L’arrivée récente de ‘‘Bet365’’, géant mondial du secteur, illustre l’attractivité du marché à l’approche de la compétition. « Il rejoint une liste déjà très longue de sites depuis l'ouverture à la concurrence des paris sportif en France il y a 15 ans », souligne Boris Cassel, journaliste au magazine Que Choisir. La dynamique s’annonce particulièrement forte. Plus de 700 millions d’euros devraient être investis en publicité par les opérateurs durant la compétition.

« Selon l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), on pourrait avoir jusqu’à 18 publicités de sites de paris sportifs par match, lors de la compétition », ajoute Boris Cassel. Un niveau d’exposition inédit, amplifié par un calendrier étendu à 104 rencontres. Cette intensité publicitaire nourrit directement la croissance des mises. En 2022, les parieurs avaient engagé 597 millions d’euros de mises, en France. Pour 2026, « le milliard d’euros de prises de paris pourrait être dépassé », selon les projections de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). La compétition attire non seulement les habitués, mais aussi un public novice, plus vulnérable face à ces sollicitations.

Les conséquences sont loin d’être neutres. En 2022, « 70% des parieurs avaient perdu de l’argent » et plus structurellement, « les parieurs perdent et les sites gagnent », rappelle Boris Cassel. Enfin, selon Santé publique France, environ 15% des joueurs pourraient développer des pratiques problématiques, incapables de s’arrêter. Face à ces dérives, plusieurs voix plaident pour un encadrement renforcé de la publicité.
00:00 / 00:00

Pour approfondir le sujet

Flux RSS

Partager cet article

À découvrir sur le même thème