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La Ferromobile, un véhicule autonome expérimental sur les rails auvergnats

La Ferromobile est un véhicule électrique autonome capable de circuler sur des voies ferrées existantes. Testée en Auvergne avec des passagers, elle vise à proposer une alternative de transport public dans des zones où les dessertes ferroviaires ont disparu. Conçue pour transporter jusqu’à six personnes, elle s’appuie sur des infrastructures déjà en place, avec des coûts de remise en état bien inférieurs à ceux d’un train régional classique. Un lancement commercial est envisagé en 2028.

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La Ferromobile, un véhicule autonome expérimental sur les rails auvergnats
2:22
Illustration conceptuelle générée par IA
La Ferromobile fait actuellement l’objet d’expérimentations en Auvergne. Ce véhicule ferroviaire léger, qui ressemble à une camionnette, est conçu pour circuler de manière autonome sur des voies ferrées existantes. Présentée par son directeur général, Olivier Le Cornec, elle se positionne comme une solution de transport public de proximité, adaptée aux territoires où les lignes ferroviaires fines ne sont plus exploitées.

« La Ferromobile, c’est plutôt un transport de particuliers, exactement celui que vous avez devant tous les hôtels, qui est capable d’emporter six personnes, qui a été adapté pour rouler sur des rails ferroviaires », explique Olivier Le Cornec. Le véhicule est autonome sur ses voies et destiné à transporter le public dans des zones aujourd’hui peu ou plus desservies par le rail. L’objectif affiché est de « revitaliser tout le transport public dans les localités où les dessertes fines ont été fermées ».

Sur le plan environnemental, la Ferromobile mise sur plusieurs leviers. « Déjà, la première chose, c’est que c’est un transport public, donc collectif », rappelle son directeur général. Le véhicule est électrique et circule sur des tracés relativement plats, comme dans la vallée de la Dore. « On est sur quelque chose de relativement plat (…) et le véhicule est à une vitesse beaucoup plus stable qu’un véhicule qui roule dans une agglomération normale », ce qui limite la consommation d’énergie par rapport à un usage routier classique.

La question des coûts d’infrastructure est également centrale. Olivier Le Cornec compare les deux modèles : « Les coûts classiques (…) pour faire rouler un TER normal est de 2 millions d’euros du kilomètre. » Pour la Ferromobile, « on est en train de dire que c’est entre 200 000 euros (…) voire zéro sur d’autres lignes », selon l’état de l’infrastructure existante.

Les essais avec des passagers sont en cours en Auvergne. Le lancement commercial de la Ferromobile est annoncé pour 2028.
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