Voiture électrique : un bilan carbone plus favorable sur l’ensemble du cycle de vie
Longtemps critiquée pour son impact environnemental, la voiture électrique affiche un bilan carbone plus favorable que le thermique sur l’ensemble de son cycle de vie. Si sa fabrication, notamment celle de la batterie, génère davantage d’émissions, cet écart est compensé après 20 à 25 000 kilomètres.
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Plus polluante à produire, la voiture électrique devient rapidement plus vertueuse à l’usage.
Cet impact initial est toutefois rapidement compensé, affirme-t-il : « Dès qu’on a fait 20 à 25 000 kilomètres, on a complètement compensé cela par la réduction des émissions de CO₂. » En cause, l’absence d’émissions à l’échappement lors de l’utilisation : « À l’usage, la voiture électrique ne pollue pas », résume cet électromobiliste convaincu qui estime qu’au total, sur l’ensemble de son cycle de vie, elle « pollue trois fois moins qu’un véhicule thermique. »
La question de la batterie reste centrale. Souvent pointée du doigt pour sa durée de vie supposée limitée, elle serait en réalité bien plus endurante. « On sait très bien qu’elle dure au moins 400 000 kilomètres », avance Pascal Hureau, évoquant une longévité de « des années et des années ». Selon lui, le reste du véhicule deviendrait obsolète avant la batterie elle‑même.
Autre élément clé : l’après‑usage. Les batteries sont « recyclables à 95% des matériaux aujourd’hui », et peuvent également connaître une seconde vie. Elles peuvent notamment être réutilisées en stockage stationnaire, par exemple pour conserver de l’énergie à domicile.
Enfin, Pascal Hureau tient à souligner l’évolution rapide des technologies : « De plus en plus, on se passe de certains métaux comme le cobalt », avec l’essor de batteries LFP et de nouvelles générations en développement, présentées comme plus efficaces et moins problématiques sur le plan environnemental.