Maladie cœliaque ou hypersensibilité au gluten : attention à la confusion
Beaucoup de français se disent allergiques au gluten, alors que c’est une maladie très rare, qu'il ne faut pas confondre avec l’hypersensibilité aux glucides du blé.
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L'allergie au gluten se révèle souvent être en fait un allergie aux glucides du blé.
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Cette maladie cœliaque se détecte au moyen d'une biopsie de l'intestin grêle et d'une prise de sang, à réaliser avant de modifier son alimentation. Pour la traiter, « on oublie à vie tout ce qui contient du blé, du seigle, de l'orge, de l'épeautre. Avec l'avoine, l'interdiction est moins drastique, mais il faut garder en tête qu'il peut y avoir des contaminations croisées lors du stockage ou de la préparation, restriction très contraignante donc. Il reste toutefois possible de conserver des menus savoureux, en remplaçant la farine de blé par un mix d'autres farines comme celles de riz, de maïs, de sarrasin ou de quinoa. »
Une étude montre que 90% des personnes pensant être sensibles au gluten réagissent en fait aux glucides du blé. Il ne faut donc pas confondre ces deux pathologies, même si leurs symptômes sont similaires. « Malheureusement, il peut y avoir des manifestations cutanées, une gêne respiratoire voire une anaphylaxie. Mais les restrictions alimentaires en cas d'hypersensibilité ne sont pas aussi draconiennes que pour la maladie cœliaque. Une alimentation équilibrée où les produits transformés et les aliments riches en blé sont limités, suffit généralement à tenir ces maux à distance », rassure Lisa Merioud. Dans tous les cas, les conseils d'un professionnel de la nutrition peuvent être précieux, notamment afin d'éviter de développer un rapport compliqué avec la nourriture.