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Maladie cœliaque ou hypersensibilité au gluten : attention à la confusion

Beaucoup de français se disent allergiques au gluten, alors que c’est une maladie très rare, qu'il ne faut pas confondre avec l’hypersensibilité aux glucides du blé.

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Maladie cœliaque ou hypersensibilité au gluten : attention à la confusion
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L'allergie au gluten se révèle souvent être en fait un allergie aux glucides du blé.

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Ce mois-ci notre partenaire, le magazine Bien-être et Santé, propose un sujet nutrition. Alors que les produits ‘‘sans gluten’’ investissent de plus en plus les rayons des supermarchés, la rédactrice en chef adjointe du magazine, Lisa Merioud, fait le point sur les pathologies imputables à ce groupe de protéines, le gluten, que l'on retrouve dans de nombreuses céréales. Nous avons tous dans notre entourage une personne qui se dit allergique au gluten, mais il s'agit d'un « abus de langage », assure Lisa Merioud, qui explique : « L'incapacité véritable de l'organisme à supporter le gluten existe. Il s'agit de la maladie cœliaque. C'est une maladie très rare, qui en cas d'ingestion de gluten déclenche une réaction du système immunitaire, avec destruction des villosités de la muqueuse intestinale. Cela provoque des douleurs abdominales, des ballonnements, des diarrhées, ou de la constipation. Et entraîne une carence en vitamines et minéraux, voire, dans les formes les plus sévères, des lésions du foie et des voies bilières. »

Cette maladie cœliaque se détecte au moyen d'une biopsie de l'intestin grêle et d'une prise de sang, à réaliser avant de modifier son alimentation. Pour la traiter, « on oublie à vie tout ce qui contient du blé, du seigle, de l'orge, de l'épeautre. Avec l'avoine, l'interdiction est moins drastique, mais il faut garder en tête qu'il peut y avoir des contaminations croisées lors du stockage ou de la préparation, restriction très contraignante donc. Il reste toutefois possible de conserver des menus savoureux, en remplaçant la farine de blé par un mix d'autres farines comme celles de riz, de maïs, de sarrasin ou de quinoa. »

Une étude montre que 90% des personnes pensant être sensibles au gluten réagissent en fait aux glucides du blé. Il ne faut donc pas confondre ces deux pathologies, même si leurs symptômes sont similaires. « Malheureusement, il peut y avoir des manifestations cutanées, une gêne respiratoire voire une anaphylaxie. Mais les restrictions alimentaires en cas d'hypersensibilité ne sont pas aussi draconiennes que pour la maladie cœliaque. Une alimentation équilibrée où les produits transformés et les aliments riches en blé sont limités, suffit généralement à tenir ces maux à distance », rassure Lisa Merioud. Dans tous les cas, les conseils d'un professionnel de la nutrition peuvent être précieux, notamment afin d'éviter de développer un rapport compliqué avec la nourriture.
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