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PFAS : les eaux en bouteille font mieux que le robinet sans être irréprochables

L'UFC-Que Choisir a analysé 32 eaux vendues en bouteille concernant la présence de PFAS, ces composés chimiques omniprésents dans l’environnement. Elles contiennent globalement moins de PFAS que l’eau du robinet, grâce à des captages plus profonds. Mais certains polluants non réglementés, comme le TFA, restent détectés à des niveaux importants.

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PFAS : les eaux en bouteille font mieux que le robinet sans être irréprochables
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L'eau en bouteille présente moins de PFAS que celle du robinet.

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Les eaux en bouteille apparaissent moins exposées aux PFAS que l’eau du robinet, mais elles ne sont pas totalement épargnées. C'est le constat dressé par l'UFC-Que Choisir après avoir analysé 32 références d’eaux minérales et de source. « Heureusement que c’est mieux  », explique Fabrice Pouliquen, journaliste au magazine Que Choisir, rappelant que ces eaux sont puisées « en profondeur » et censées être « préservées des pollutions extérieures ». Ce positionnement justifie aussi leur prix plus élevé.

L’étude révèle toutefois quelques nuances. Une eau distribuée auparavant par Carrefour, depuis retirée du marché, se distingue négativement, même si ses teneurs restent bien inférieures à celles relevées dans certaines eaux du robinet, analysées l’an dernier. Surtout, un problème demeure : de nombreux PFAS ne sont toujours pas réglementés. « Il faut avoir en tête que les PFAS, c’est une immense famille d’éléments chimiques qu’on connaît encore très peu », rappelle Fabrice Pouliquen. Seules 20 substances sont systématiquement surveillées.

Parmi elles, le TFA apparaît une nouvelle fois. Cet élément, déjà détecté massivement l’an dernier dans certaines eaux du robinet, est de nouveau présent dans de nombreuses eaux embouteillées. « On en trouve vraiment à des concentrations très importantes », souligne le journaliste. Malgré cela, 11 bouteilles analysées ne contenaient aucune trace de TFA, notamment Cristaline ou Evian. Mais ces résultats restent des instantanés, rappelle-t-il : « On ne peut pas garantir qu’ils sont définitifs. »

Au-delà des niveaux mesurés, deux enjeux émergent : l’impact sanitaire d’une exposition prolongée, encore mal documenté, et surtout le coût de la dépollution. Mettre en place un vrai système pollueur payeur apparaît, selon lui, indispensable pour responsabiliser les industriels à l’origine des rejets.
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