Cette progression s'inscrit dans un contexte marqué par la flambée des prix des carburants. Fin août, le SP95-E10 comme le gazole restaient au-dessus de deux euros le litre en moyenne en France, plusieurs mois après le début du conflit autour de l'Iran. Pour de nombreux ménages, le coût d'utilisation du véhicule pèse désormais davantage dans le choix d'achat.
Les aides à l'électrification jouent également un rôle déterminant
Lancée à la mi-juillet, la troisième vague du leasing social a déjà enregistré près de 29 800 commandes. Ce dispositif permet aux ménages modestes de louer une voiture électrique neuve pour moins de 200 euros par mois, l'État prenant en charge une partie importante de l'apport initial.
Selon la Plateforme automobile (PFA), le marché reste toutefois fragile. L'organisation estime que les ventes de véhicules électriques soutiennent aujourd'hui l'ensemble des immatriculations. Sans ces dispositifs d'aide, le marché des voitures neuves, qui peine encore à retrouver ses niveaux d'avant la crise sanitaire, afficherait une situation beaucoup plus dégradée.
Le diesel poursuit sa disparition du marché
Le marché automobile français connaît une profonde transformation. En août, les voitures électriques ont donc représenté 38 % des immatriculations. Elles devancent désormais les micro-hybrides avec 20 % du marché, les full hybrides avec 18 % et les hybrides rechargeables 6 % pénalisées par leur poids.
À l'inverse, les motorisations exclusivement thermiques poursuivent leur déclin : les ventes de modèles essence ont chuté de 40 % en un an pour ne représenter plus que 12 % du marché, tandis que le diesel tombe à seulement 2 % des immatriculations.