Voiture en leasing : frais cachés et protections jugées insuffisantes
Deux tiers des particuliers passent désormais par la location pour acquérir une voiture. Une enquête de l’UFC-Que Choisir, menée auprès de plus de 1 200 répondants, met en lumière des difficultés rencontrées par les consommateurs. Frais de restitution contestés, contrats rigides, absence de porte de sortie en cas d’accident de la vie : l’association réclame plus de clarté et un renforcement des protections.
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Le leasing automobile séduit de plus en plus, mais les déconvenues sont nombreuses selon l'UFC
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Mais derrière cette apparente simplicité, le mécontentement progresse. L’UFC-Que Choisir a recueilli plus d'un millier de témoignages dans le cadre d’une enquête, révélant notamment de mauvaises surprises en fin de contrat. En cause, notamment, les frais de restitution du véhicule. « Il peut y avoir un décalage entre la promesse commerciale et la réalité du contrat », souligne Juliette Woods. Un quart des locataires interrogés ont ainsi contesté les sommes réclamées, pour un montant moyen de 1 200 euros, la notion d’« usure normale » restant floue.
Autre point de friction : l’immobilisation du véhicule. En cas de pannes répétées, certains automobilistes continuent de payer leur loyer alors même qu’ils ne peuvent plus rouler. La situation devient encore plus délicate en cas de sortie anticipée. Divorce, invalidité ou décès ne mettent pas automatiquement fin au contrat. L’association demande « une vraie porte de sortie en cas d’accident de la vie », ainsi qu’une information claire sur le coût total avant la signature.
Enfin, l’UFC-Que Choisir plaide pour un alignement des protections entre la LOA, assimilée à un crédit à la consommation, et la LLD, aujourd’hui moins encadrée.