Baisse d'audition chez les seniors : traiter sans tarder
Perdre de l’audition avec l’âge, c’est normal. Mais se faire dépister et prendre en charge c’est indispensable pour préserver sa qualité de vie et sa mémoire.
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La presbyacousie touche 65% des séniors et peut altérer la vie sociale et la mémoire.
© Adobe Stock - africa-studio.com (Olga Yastremska and Leonid Yastremskiy)
Les signes permettant de détecter un début de presbyacousie sont très évocateurs pour Juliette Legros : « Quand on monte le son de la télé ou celui de la radio, quand on comprend moins bien ce que disent les autres, quand on fait répéter son interlocuteur, par exemple dans des endroits bruyants. Mais d'autres symptômes peuvent aussi être révélateurs comme une hypersensibilité au bruit ou des acouphènes. »
Par ailleurs, et les patients le savent moins, il existe un lien non négligeable entre audition et mémoire : « Et là, il ne s'agit pas que d'une gêne au quotidien. Des études montrent qu'une perte d'audition est associée à un déclin cognitif et une altération de la mémoire. Elle diminue également les capacités d'attention, et affecte l'utilisation de certains éléments de langage. » Or il est prouvé que plus la prise en charge est précoce, plus le cerveau se réadapte. Et conserve alors sa capacité à interpréter les sons.
Il faut donc à tout prix agir dès les premiers signes. C'est-à-dire consulter un ORL. Le médecin va alors évaluer le degré de presbyacousie, et prescrire, si c'est nécessaire, un appareillage adapté. Rappelons qu'aujourd'hui les équipements sont efficaces et très discrets : « On doit aussi et surtout penser au dépistage. À partir de 60 ans, un bilan audiométrique est préconisé tous les 2 à 3 ans, même quand il n'y a pas de gêne. Dans le cadre de cette prévention, certaines pharmacies proposent des bilans auditifs sans rendez-vous, pour orienter si besoin vers le médecin ORL. »
Un conseil d'autant plus valable que seulement 1 personne sur 5 atteinte de presbyacousie est appareillée.