Reconstruction mammaire : il n'y a pas que les prothèses
En ce mois de mobilisation contre le cancer du sein, focus sur la reconstruction mammaire. Si elle passe le plus souvent par une prothèse en silicone, la technique par lambeau est de plus en plus pratiquée.
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Octobre Rose : les différentes options de reconstruction d'un sein après un cancer.
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La rédactrice en chef de Bien-être et santé, Lisa Merioud, détaille : « Même si certaines femmes choisissent de rester le buste plat, la plupart optent pour une reconstruction et l'implant reste la solution la plus courante. Il peut être proposé au moment de la mastectomie ou plus tard, une fois les traitements terminés. C'est une intervention qui dure 1 à 2h et il faut ensuite quelques mois pour obtenir le résultat définitif. Le seul bémol, c'est que l'implant peut nécessiter d'être remplacé au fil des années. »
Une autre solution peut être proposée, la technique par lambeau : « Elle est surtout envisagée quand la peau du thorax est trop fragile ou pas assez souple. Par exemple, après une radiothérapie, on prélève alors de la peau et de la graisse dans le dos, ainsi qu'une partie de muscle pour reconstruire le sein. L'intérêt, c'est qu'on utilise les propres tissus de la patiente, mais le volume obtenu n'est pas toujours suffisant, surtout si la poitrine est importante. Là encore, on peut compléter la reconstruction avec des prothèses. »
Une autre technique par lambeau utilise non plus la peau du dos mais celle de l'abdomen : « Cette fois, on prélève de la peau et de la graisse au niveau du ventre, pour recréer le sein sans toucher aux muscles abdominaux et sans avoir besoin de prothèses, c'est une microchirurgie assez complexe qui n'est pas pratiquée partout, mais qui permet d'obtenir un résultat naturel avec davantage de volume. Elle est donc particulièrement adaptée aux poitrines généreuses. »
Mais une fois le volume de sein recréé, la reconstruction n'est pas forcément terminée : « On doit encore recréer le mamelon et l'aréole, notamment grâce au tatouage. Ce sont parfois les dernières étapes de la reconstruction et après des mois de traitement et de bouleversements physiques, retrouver une poitrine dans laquelle on se sent bien peut avoir une véritable importance psychologique avec au bout, bien plus qu'un sein reconstruit, la possibilité de se réapproprier son corps. »