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Celia Oneto Bensaid captivée et captivante chez Philip Glass

Célia Oneto Bensaid nous plonge dans le minimalisme de Philip Glass. Cette musique répétitive est née aux États-Unis dans les années 1960. Une forme presque hypnotique, dénigrée par certains et adorée par d’autres.

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Celia Oneto Bensaid captivée et captivante chez Philip Glass
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© Le Philtre I Marc de Pierrefeu
La pianiste française Célia Oneto Bensaid a découvert Philip Glass il y a seulement sept ans. À 33 ans, elle reconnaît que la musique du compositeur américain ne lui a jamais été enseignée pendant ses études de piano. Aujourd’hui, tout à la joie d’avoir découvert l’immense répertoire pour piano du maître du minimalisme (qui continue à composer aujourd’hui à 90 ans), elle sort un album (« Echoes » chez Mirare) qui illustre les différentes facettes de l’œuvre de Philippe Glass, de la musique d’opéra à la musique de film, en passant par des pièces pour piano, le tout dans une atmosphère tantôt nostalgique, tantôt enivrante.

« La musique de Philippe Glass a longtemps été perçue comme trop simple dans le monde de la musique contemporaine. Il ne faut pas oublier qu’en France, on est dans le pays de Pierre Boulez. Et Boulez et Glass, c’est quand même diamétralement opposé comme esthétique ! Glass va faire partie de ces compositeurs, comme Steve Reich ou John Adams plus tard, qui vont aller à contre-courant de cette quête de complexité revendiquée par Boulez, en allant, eux, vers un culte de la simplicité et de la transe, par la répétition », explique la pianiste.

Boudé par les grandes institutions, Philip Glass doit son entrée dans le répertoire musical au grand public : « À partir du moment où le public veut écouter Philip Glass, les interprètes veulent le jouer, quand bien même on ne nous l’a pas enseigné ni dans l’histoire de la musique, ni dans les cours de piano, de violon, etc. »

Et s’il rencontre ce succès auprès du public, c’est que sa musique emporte, comme le décrit Célia Oneto Bensaid : « Il y a une force hypnotique chez Glass, qui est tout à fait sincère. Souvent, il va mélanger des rythmes ternaires avec des rythmes binaires dans les deux mains ou dans les différentes voix de l’orchestration. Et puis avec une harmonie constituée d’accords assez simples, mais qui touchent tout de suite, c’est très immédiat. Et tout d’un coup, il y a une mélodie qui se dégage. En fait, c’est d’une efficacité folle ! »

Célia Oneto Bensaid est en concert à Saint-Denis les 30 mai et 1er juin 2026, et à l’abbaye de Fontfroide, près de Narbonne, le 6 juin.
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