Flo Delavega : 10 ans après Fréro Delavega, un retour plus aligné
Dix ans après l’arrêt du duo Fréro Delavega, Flo Delavega revient avec "Aimer les gens". Il évoque son parcours, son éloignement du milieu, sa vie à Tenerife, la paternité et son besoin de renouer avec la scène, tout en cherchant un équilibre plus respectueux de son rythme et de ses priorités.
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Le chanteur revient avec une nouvelle chanson et bientôt un album.
© Thierry de CaraSon nouveau titre, ‘‘Aimer les gens’’, marque un retour volontairement introspectif. Flo y glisse un message central autour de l’acceptation de soi : « Je crois que tant qu'on n'a pas accepté notre part d'ombre, on a du mal à accepter la part d'ombre des autres. » Musicalement, ce retour s’inscrit dans un métissage assumé : « Je me suis vraiment laissé séduire par les sons, par les couleurs. » Le reggae, le dub et la chanson française cohabitent dans une recherche de liberté artistique, loin des étiquettes passées.
Flo Delavega revient aussi sur l’album ‘‘Rêveur Forever’’, sorti en 2021, qu’il considère aujourd’hui comme une étape nécessaire : « Je pensais que je n'étais pas fait pour la lumière, pour la vie d'artiste. Je pensais que ce dont j'avais besoin, c'était de m'éloigner de tout ça. » Avec le recul, il identifie désormais son besoin de connexion avec le public et la scène.
Interrogé sur ses relations avec Jérémy Frérot, il évoque un lien toujours présent, malgré la distance : « Je pense qu'avec Jerem', on a ce truc très animal, instinctif. C'est ce qui nous a lié depuis le début. » Il suit également son parcours en solo, qu’il salue sans détour.
Un album est en préparation, issu de plusieurs années de travail : « Ça fait quand même 2-3 ans que je maquette, qu'on a quasiment une vingtaine de chansons, qui parlent de ma vie récente, notamment à Tenerife, de ma séparation d'avec la mère de mon fils et de ma paternité. »
Mais pour se préserver du « trop » qui l'avait fait craquer en 2017, Flo Delavega souhaite avancer sans précipitation, en respectant un rythme qu’il juge plus sain : « Et si tout cela nous mène à la scène dans un ou 2 ans, banco ! »