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Mandoline et création contemporaine : Julien Martineau sort un album brillant et inattendu

L'album rassemble deux œuvres commandées à Corentin Apparailly et Karol Beffa. Il mêle nature, souffle épique et motifs baroques, pour offrir une vision contemporaine de la mandoline.

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Mandoline et création contemporaine : Julien Martineau sort un album brillant et inattendu
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Le mandoliniste sort ''La Cinquième Saison'' inspiré par Vivaldi.

© Pierre Beteille
Cet album pourrait être la suite des ‘‘Quatre Saisons’’ de Vivaldi. Julien Martineau, mandoliniste reconnu, sort ‘‘La Cinquième Saison’’ chez Mirare. Un projet imaginé il y a près de 7 ans. Si la mandoline est souvent associée à la musique italienne du XVIIIᵉ siècle, l’artiste, défenseur de la musique contemporaine, considère la création de nouvelles œuvres musicales comme indispensable à l'évolution de son instrument dans notre siècle. Il a donc passé commande auprès de deux compositeurs français actuels, qui ont chacun produit un concerto figurant sur ce nouvel album.

Julien Martineau a commencé par approcher un autre toulousain, comme lui : Corentin Apparailly. Ce dernier (qui a notamment travaillé avec Bigflo et Oli) lui a composé l'œuvre qui donne son nom à l'album : ‘‘La Cinquième Saison’’. Il s'agit d'une ode à la nature, divisée en 3 parties : ‘‘Le Secret des feuilles’’, ‘‘La Source’’, et ‘‘Feu de joie’’, explique Julien Martineau, qui apprécie l'aspect cinématographique de cette création : « C'est une épopée. D'une certaine manière, on pourrait imaginer un grand film comme ‘‘Le Seigneur des Anneaux’’, par exemple. Il y a un souffle épique, très très fort, et la mandoline est en réalité le héros, le protagoniste principal de cette histoire. »

Ce concerto pour mandoline et orchestre est aussi un clin d'œil à Antonio Vivaldi. Par son nom déjà, mais aussi parce que le mandoliniste a demandé à Corentin Apparailly ‘‘d'injecter’’ un peu d'ADN vivaldien dans sa musique : « Il y a des motifs rythmiques qui sont clairement pris au concerto pour mandoline de Vivaldi. » L'autre création qui figure sur l'album s'intitule ‘‘Blackstone’’, et est signée d'un autre compositeur français, Karol Beffa. Elle aussi s'inspire de l'univers du prêtre roux de Venise. Si elle plonge au début l'auditeur dans la brume d’un univers mystérieux, son dernier mouvement possède « quelque chose de presque baroque, c'est vif et foisonnant » comme chez Vivaldi.

Julien Martineau interprète également le ‘‘Concerto pour mandoline RV558’’ du maître italien, dans une transcription épurée d'Apparailly, pour mandoline solo et orchestre, qui s'inscrit sur le disque comme un trait d'union entre les deux œuvres contemporaines.

Le mandoliniste est en concert à ‘‘La Folle Journée’’ de Nantes jusqu’à samedi 31 janvier, et à Paris, à la salle Gaveau, le 8 février.
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