L'Opéra de Lyon parie sur la beauté
Comme chaque année, l'Opéra de Lyon fête le printemps avec son festival. La thématique 2026, ''Parier sur la Beauté'' prévoit d'éblouir le public du 21 au 23 mars.
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Le temps fort du festival ''Parier sur la Beauté'' à l'Opéra de Lyon se déroule du 21 au 23 mars.
© Jean-Louis Fernandez
L'arrivée du printemps se veut lyrique à Lyon. Chaque année, autour du 21 mars, débute un festival imaginé par l'Opéra de Lyon. La thématique de cette année 2026 a pour titre ‘‘Parier sur la Beauté’’. Les festivités vont durer 3 semaines, mais pour l'ouverture de l'évènement, trois opéras sont donnés en trois jours, à des tarifs attractifs pour ouvrir les portes de l'institution à tous les publics (à partir de 10 € pour les jeunes). Le festival propose aussi des répétitions en public, des tables rondes et des rencontres avec les artistes.
Richard Brunel est le directeur de l'Opéra National de Lyon. C'est lui qui, avec son équipe, a fait le choix des trois œuvres à l'honneur dans cette nouvelle édition. La première est une relecture d'une pièce majeure de Verdi, et s'intitule ‘‘Traviata - Vous méritez un avenir meilleur’’. La vie de Violetta Valéry est ici revisitée dans une mise en scène de Benjamin Lazar. Ce dernier propose un spectacle de théâtre musical où se côtoient chanteurs et acteurs, où l'effectif des musiciens est réduit, pour livrer une vision nouvelle et dépouillée. Afin de tenter de toucher un public éloigné de l'opéra, le spectacle est donné au Théâtre National Populaire de Villeurbanne.
Dans le même registre du bel canto, ‘‘Manon Lescaut’’ de Puccini est à l'honneur ce même weekend, dans les murs de l'Opéra National de Lyon cette fois. Dans une mise en scène d'une habituée des scènes de théâtre, l'italienne Emma Dante. Pas de dépouillement ici, c'est de la grande forme lyrique, avec chœur et orchestre, tout comme pour ‘‘Billy Budd’’, dernier du triptyque. L'œuvre de Benjamin Britten permet d'ouvrir le festival sur le XXᵉ siècle et Richard Brunel lui-même en signe la mise en scène. L'extraordinaire marin fascine le directeur de la maison : « Il est le bègue de l'opéra. C'est le seul personnage à ma connaissance, qui ait ce bégaiement qui soit complètement écrit dans la musique. Et cette musique est absolument sublime parce qu'on entend la houle, on entend les fureurs de la mer. Il y a vraiment une très grande beauté dans cette force de la nature. »
La beauté, mise en question lors de ce festival. Richard Brunel y revient : « La conception musicale de chacune des trois œuvres est un pur chef d'œuvre de beauté. Mais il s'agit de trois opéras où la beauté n'est pas stable. Elle est bouleversée par le ton, le rythme, l'harmonie, les changements d'harmonie. Ces pièces ouvrent cette question de la beauté qui est vraiment difficile à définir. Par ailleurs, les 3 personnages principaux, Manon Lescaut comme Violetta et Billy Budd ont chacun beaucoup de charme mais vont avoir une une fin tragique. » La beauté qui célèbre, qui séduit, et qui condamne. Ces œuvres, en balayant un spectre large de l'art lyrique tout en développant des thèmes communs, vont en tout cas aux yeux de Richard Brunel « donner au public ce qu’il ne sait pas qu’il désire », et avant tout procurer quantité d'émotion et de frissons aux festivaliers.
Richard Brunel est le directeur de l'Opéra National de Lyon. C'est lui qui, avec son équipe, a fait le choix des trois œuvres à l'honneur dans cette nouvelle édition. La première est une relecture d'une pièce majeure de Verdi, et s'intitule ‘‘Traviata - Vous méritez un avenir meilleur’’. La vie de Violetta Valéry est ici revisitée dans une mise en scène de Benjamin Lazar. Ce dernier propose un spectacle de théâtre musical où se côtoient chanteurs et acteurs, où l'effectif des musiciens est réduit, pour livrer une vision nouvelle et dépouillée. Afin de tenter de toucher un public éloigné de l'opéra, le spectacle est donné au Théâtre National Populaire de Villeurbanne.
Dans le même registre du bel canto, ‘‘Manon Lescaut’’ de Puccini est à l'honneur ce même weekend, dans les murs de l'Opéra National de Lyon cette fois. Dans une mise en scène d'une habituée des scènes de théâtre, l'italienne Emma Dante. Pas de dépouillement ici, c'est de la grande forme lyrique, avec chœur et orchestre, tout comme pour ‘‘Billy Budd’’, dernier du triptyque. L'œuvre de Benjamin Britten permet d'ouvrir le festival sur le XXᵉ siècle et Richard Brunel lui-même en signe la mise en scène. L'extraordinaire marin fascine le directeur de la maison : « Il est le bègue de l'opéra. C'est le seul personnage à ma connaissance, qui ait ce bégaiement qui soit complètement écrit dans la musique. Et cette musique est absolument sublime parce qu'on entend la houle, on entend les fureurs de la mer. Il y a vraiment une très grande beauté dans cette force de la nature. »
La beauté, mise en question lors de ce festival. Richard Brunel y revient : « La conception musicale de chacune des trois œuvres est un pur chef d'œuvre de beauté. Mais il s'agit de trois opéras où la beauté n'est pas stable. Elle est bouleversée par le ton, le rythme, l'harmonie, les changements d'harmonie. Ces pièces ouvrent cette question de la beauté qui est vraiment difficile à définir. Par ailleurs, les 3 personnages principaux, Manon Lescaut comme Violetta et Billy Budd ont chacun beaucoup de charme mais vont avoir une une fin tragique. » La beauté qui célèbre, qui séduit, et qui condamne. Ces œuvres, en balayant un spectre large de l'art lyrique tout en développant des thèmes communs, vont en tout cas aux yeux de Richard Brunel « donner au public ce qu’il ne sait pas qu’il désire », et avant tout procurer quantité d'émotion et de frissons aux festivaliers.
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