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La grande première de Marc André

La contrebasse à l'honneur. Si elle est d'habitude plutôt cachée au fond de l'orchestre, Marc André l'amène sur le devant de la scène.

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La grande première de Marc André
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C'est la première fois qu’un contrebassiste classique signe un contrat avec une major.

© Warner Classic
Le talent et la volonté de Marc André, ainsi que l'originalité de son projet ont séduit Warner Classics. La maison de disques internationale a pour la toute première fois signé un contrat d'exclusivité avec un contrebassiste classique. C'était plutôt inattendu, l'instrument ayant plutôt vocation à accompagner qu'à être la star d'un enregistrement. Mais la ténacité du musicien aura su convaincre la major.

Marc André a toujours su qu'il ferait carrière dans la musique. Né dans une famille de musiciens à Vienne en Autriche, il a fait ses études musicales entre Vienne et Lucerne, en Suisse. Après être passé par le violon à 4 ans, le violoncelle à 5, il a finalement choisi la contrebasse à 10 ans et sort son tout premier album, ‘‘Mirage’’. Un album de présentation où il traverse les époques et les styles en faisant chanter son instrument avec des œuvres de Dvořák, Tchaikovsky, Debussy, Schumann, ou encore Villa-Lobos.

« Moi, ce qui m'a toujours fasciné, c'est la grande musique, les belles mélodies, les longues lignes. C'est pour ça que la plupart des pièces de l'album sont des pièces avec des mélodies très profondes, avec une certaine chaleur, une certaine intimité aussi », explique Marc André. Pas évident toutefois, d'obtenir le son ‘‘lyrique’’ qu'il souhaitait faire sortir de cet imposant instrument : « Il y a quelque chose qui me manquait dans la contrebasse. Une certaine clarté. On a besoin de beaucoup de force pour pouvoir la jouer. Les cordes sont grosses, elles sont épaisses, donc vraiment, la plus grande difficulté, c'est d'arriver à rester fin, d'avoir une certaine élégance car ce n'est pas toujours simple avec un instrument qui est tellement physique. La contrebasse est très grave, ce qui est magnifique, mais quand on veut chanter, quand on veut jouer contre un orchestre dans la musique classique, on a besoin d'être un peu plus clair, avec une brillance qu'on n'a pas toujours sur la contrebasse normale. »

C'est pour cette raison que Marc André a ajouté une 5ᵉ corde, plus aiguë, à son instrument. Afin de le rendre plus adaptable au répertoire extra-large qu'il veut pratiquer. Car en plus des des œuvres classiques et contemporaines qu'il interprète sur l'album, l'artiste tenait à ne pas laisser de côté un répertoire qui lui est cher : « Je voulais aussi montrer un autre aspect de la contrebasse, plus rapide, un peu plus virtuose. Avec du tango. La contrebasse est très présente dans le monde du tango. C'est le cœur, c'est le battement du cœur, c'est la rythmique, c'est le feu. On peut brûler avec la contrebasse, on peut faire danser les gens ! » Piazzolla a donc une place de choix au cœur des 15 pistes de ce premier opus qui ne sera sans doute pas le dernier.

Marc André est en concert prochainement : au festival de Saint Denis le 12 juin et à Montpellier les 7, 8 et 9 juillet.
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