À Paris, l’Atelier des Lumières mise sur la technologie pour révéler les maîtres de la Renaissance
Le spectacle ''Renaissance'' s’appuie sur de nouveaux outils immersifs pour visiter les chefs‑d’œuvre italiens du XVIᵉ siècle. Le final consacré à Michel‑Ange, où les sculptures semblent surgir du marbre, constitue l’un des moments marquants. L’expérience repose sur des équipements renouvelés qui renforcent l’impression d’immersion.
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Un final époustouflant dévoile comme jamais les œuvres de Michel-Ange et la Joconde de Vinci.
© Cyrille de la Motte Rouge - CulturespacesCette scène, où des blocs de marbre se fissurent avant de laisser apparaître les œuvres du sculpteur, est conçue par Jean‑Baptiste Hardoin, directeur de la création. Il explique avoir voulu donner l’impression « d’entrer dans une carrière de marbre de Carrare », tout en évoquant le Non finito, cette technique chère à Michel‑Ange consistant à laisser volontairement certaines parties inachevées.
Un peu plus tôt dans le parcours, la Joconde apparaît enveloppée de la « vapeur légère » du Sfumato de Léonard de Vinci. Jean‑Baptiste Hardoin souligne que la vidéo permet de rendre perceptible cette technique délicate, qui adoucit les contours et crée une perspective atmosphérique.
Si ces effets marquent autant, c’est aussi grâce aux outils déployés cette saison. Grégoire Monnier, directeur de Culture Espace Studio, détaille un investissement important dans du matériel immersif : projecteurs motorisés, lasers, fumée, brouillard. Ces dispositifs permettent d’aller au‑delà de la simple projection murale.
De Léonard de Vinci à Raphaël, 5 siècles défilent ainsi sur les murs monumentaux de l’Atelier des Lumières. Depuis Paris, le visiteur traverse Florence et Rome dans un voyage hypnotique.
Vue de l’expérience immersive "Renaissance".
© Cyrille de la Motte Rouge - Culturespaces