Aserejé, ou comment un "yaourt" est devenu phénomène mondial
Sorti en 2002, le tube de Las Ketchup est devenu un phénomène planétaire grâce à son refrain énigmatique et sa chorégraphie imparable. Pendant des années, des millions de personnes ont repris ses paroles sans en comprendre le sens. Pourtant, derrière ce charabia apparent, se cache une référence à l'un des morceaux fondateurs du rap américain : "Rapper's Delight" du groupe Sugarhill Gang.
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En 2002, un refrain interprété par 3 sœurs andalouses cachait en réalité une histoire inattendue.
À l'époque, rares sont ceux qui comprennent ce qu'ils chantent réellement. Et pour cause : ces paroles ne sont ni de l'espagnol ni une langue inventée. Elles constituent en réalité une déformation phonétique d'un texte bien connu des amateurs de musique.
La chanson raconte l'histoire d'un jeune homme nommé Diego qui entre dans une discothèque. Lorsque son titre préféré retentit, ‘‘Rapper's Delight’’ de Sugarhill Gang, il tente d'en reprendre les paroles. Mais Diego ne parle pas anglais. Il reproduit donc les sons à sa manière, transformant le célèbre « I said a hip hop, the hippie, the hippie to the hip hip hop » en un charabia qui deviendra l'un des refrains les plus célèbres des années 2000.
C'est précisément ce décalage qui contribue au succès du morceau. Les auditeurs peuvent reprendre le refrain sans effort, même sans en comprendre l'origine. Associée à une chorégraphie simple et immédiatement reconnaissable, la chanson devient un phénomène mondial et s'impose dans les classements de nombreux pays.
Comme souvent avec les tubes internationaux, le succès s'accompagne de rumeurs. Certaines organisations religieuses affirment alors que le morceau renfermerait des messages cachés à caractère satanique. Des accusations relayées dans plusieurs pays d'Amérique latine, mais jamais étayées par le moindre élément concret.
Plus de 20 ans après sa sortie, ‘‘Aserejé’’ continue pourtant de faire danser plusieurs générations. Et si le mystère de ses paroles est désormais levé, le titre conserve intacte sa capacité à rassembler le public dès les premières notes.