Ashkabad : reggae, dub et électro
Le 107.7 monte le son pour Ashkabad, duo originaire du sud de la France, aux influences reggae, dub et électro. Pour leur mini-album « Four Shades of Dub », ils s’adjoignent les services du chanteur marseillais Baltimores.
Publié le : Mise à jour :
« On a décidé cette année de travailler avec ce chanteur qu’on a croisé déjà pas mal de fois ces dernières années », explique Rodj, guitariste d’Ashkabad. « C’est un chanteur qu’on apprécie énormément, qui travaille beaucoup et qui fait des progrès extraordinaires d’année et année. Et cette année avec le temps qu’on avait (crise sanitaire oblige ndlr) on a décidé de se lancer avec lui. »
« On lui a proposé des musiques qui ne sont pas forcément celles qu’on lui propose généralement, on a essayé de le pousser dans ses limites, et du coup le mélange se fait très bien, et sur les quatre teintes de dub qu’on lui a proposé, il a réussi à «casser les instrus» comme on dit, et on est très fier de cet EP [NDLR : mini-album]. »
Passion, création, musique, écologie sont autant de thèmes abordés dans ce mini-album. Dans le titre « Time a Come» par exemple, il est question de l’avenir de notre monde : « c’est peut-être le moment de réagir de se bouger pour essayer d’inverser un peu cette courbe un peu dramatique ».
Le duo a pour habitude de travailler à distance, et le confinement lié à la pandémie n’a pas énormément perturbé les deux musiciens : « cela fait 10 ans qu’on a monté Ashkabad, 20 ans qu’on se connait, on a toujours fonctionné grâce à l’internet, la magie de l’internet. Lorsqu’on a lancé Ashkabad, j’étais au Canada, Bast en France, on s’envoyait des projets par internet, et donc cela ne nous a pas perturbé au niveau création ».
Avec près de 250 concerts au compteur, les prestations scéniques du duo ont en revanche été brutalement interrompues par le coronavirus et le confinement : « c’est une part importante de notre métier, ça nous manque énormément et nous avons une grosse pensée pour tous les groupes qui en souffrent, tous les organisateurs aussi, les salles de concerts, toutes les petites associations qui vivent des moments vraiment difficiles et on espère qu’ on reprendra le chemin des scènes rapidement. »