Elina Duni
Un jazz tout en douceur au programme de Tempo 110 : rencontre avec la chanteuse helvético-albanaise Elina Duni, adoubée par un certain André Manoukian... Son nouvel album "Lost Ships" a été enregistré dans le sud de la France, et est paru sous le prestigieux label ECM.
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Derrière la mélancolie et la douceur des notes d'Elina Duni se cachent des messages et un véritable engagement : « Il y a un autre morceau, «Numb» qui parle de l'effondrement écologique, et la chanson «Flying Kites» évoque ce monde qui n'est plus le monde de l'enfance. Ce sont des chansons qui tentent de porter un message de lumière, un message de nostalgie et un message contre l'oubli ».
Née en Albanie avant de s’installer en Suisse, Elina nous parle de son drôle d’exil : « J'ai quitté l'Albanie au tout début des années 90 avec ma mère, qui s'est mariée avec un Suisse. Je l'ai donc suivie, et je dis toujours que c'était un exil de luxe. C'était une époque où il y avait très peu d'avenir en Albanie et tout le monde est parti. Moi, je suis arrivée en Suisse, donc l'exil que j'ai vécu, c'est celui de la langue, de la confrontation d'une autre culture. Je venais de l'Albanie communiste, un monde où il n'y avait pas de supermarché, pas de voiture, pas de Coca-Cola ».
L'album « Lost Ships », d’Elina Duni est paru chez ECM.